Curriculum vitae de
Maurice Perrenoud
peintre et sculpteur
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Photo Claude Huber, Lausanne
Expositions personnelles
1942 Galerie Bollag, Lausanne
1953 Galerie l'Entracte, Lausanne
1964 Galerie L'Entracte, Lausanne
1968 Galerie Lydie Ray, Bienne
1981 Galerie Planque, Lausanne
1983 Galerie Cartier, Bienne
1983 La Galerie, Paris
1983 Galerie Bertram, Berthoud
1985 Galerie Arts et Lettres, Vevey
1986 Galerie Niveau 5, Lausanne
1987 Galerie Cour St Pierre, Genève
1988 Galerie Arts et Lettres, Vevey
1988 Galerie Altgass, Hegnau ZH
1989 Galerie Le Temps de Voir, Sens
1990 Galerie Altgass, Hegnau ZH
1992 Galerie Arts et Lettres, Vevey
1992 Espace Forum, Lausanne
1993 Galerie Dubay, St Légier
2004 Galerie du Solstice, Treycovagnes s/Yverdon
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Photo Claude Huber, Lausanne
Expositions collectives
1954 Salon des Jeunes, Musée des Beaux-Arts, Lausanne
1974 Galerie UNIP, Lausanne
1977 Salon d'automne, Lyon
1979 Kulturmühle, Lützelflüh
1980 Horizon 80, Musée des Beaux-Arts, Lausanne
1981 Bex et Arts, Bex
1982 Galerie UNIP, Lausanne
1983 Sept artistes vaudois, Galerie du Palais des Congrès, Bruxelles
1983 Salon des SPSAS, Musée d'Art, Neuchâtel
1984 38ème Salon : Réalités nouvelles, Paris
1984 Format, Musée des Beaux-Arts, Lausanne
1984 Galerie de Ballens, Ballens
1985 39ème Salon : Réalités nouvelles, Paris
1985 Môtiers 85, Môtiers
1985 Galerie des Amis des Arts, Neuchâtel
1986 40ème Salon : Réalités nouvelles, Paris
1986 Salon Art contact, Lausanne
1987 41ème Salon : Réalités nouvelles, Paris
1988 42ème Salon : Réalités nouvelles, Paris
1988 Galerie Cour St Pierre, Genève
1989 43ème Salon : Réalités nouvelles, Paris
1989 Triennale de sculpture, Genève
1990 44ème Salon : Réalités nouvelles, Paris
1990 Galerie SPSAS, Locarno
1990 Biennale internationale de sculpture, Collioure
1991 45ème Salon : Réalités nouvelles, Paris
1992 46ème Salon : Réalités nouvelles, Paris
1992 Biennale internationale de sculpture, Collioure
1992 Galerie Gluri-Suter-Huus, Wettingen
1992 Galerie des Amis des Arts, Neuchâtel
1992 Galerie du Buffet de la Gare, Lausanne
1993; 47ème Salon : Réalités nouvelles, Paris
1994 Galerie de Ballens, Ballens
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Photo Claude Huber, Lausanne
Principales acquisitions par:
Musée des Beaux-Arts, Lausanne
Musée Jenisch, Vevey
Commission fédérale des Beaux-Arts, Berne
Commission cantonale des Beaux-Arts, Lausanne
Commission cantonale des Beaux-Arts, Neuchâtel
Commission communale des Beaux-Arts, Lausanne
Fondation Fiorina, Lausanne
Oeuvre monumentale
Institution médico-sociale L'Espérance, Etoy VD
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Photo Claude Huber, Lausanne
Ils / elles ont dit de lui ... (revue de presse)
LA SCULPTURE QUI DANSE : " Grand créateur de formes harmonieuses et dansantes, Maurice Perrenoud est une sorte de sculpteur-chorégraphe, amoureux des mouvements internes de la matière. Le rencontrer, c'est participer à la joie modeste mais visible qui éclate purement dans chacune de ses oeuvres ", Dominique Vollichard - 24 Heures.
UNE GENEREUSE SENSUALITE : " Des dessins aux sculptures, c'est un même mouvement, un même jeu de formes : des assemblages de masses noires, arrondies, qui prennent, dans les sculptures, une dimension plastique. Aucune des deux formes d'expression n'est le support de l'autre ; mais chacune renvoie cependant à l'autre. Deux manières d'appréhender l'espace, mais une même manière de s'y jouer ", Anonyme - Coopération
LA BARBARIE CONTRÔLEE : " Corps, pierres et arbres, les sculptures et dessins de Maurice Perrenoud célèbrent les voluptueuses retrouvailles des règnes de la nature : pleins et tendus, leurs volumes sensuels se rencontrent pour s'imbriquer intimement, se lover, s'insinuer, s'incruster les uns dans les autres. Démontables ou pivotables, ses sculptures appellent la caresse et le jeu. La lumière s'en fait la complice ", Françoise Jaunin - Tribune de Lausanne.
AU COEUR DU BOIS : " Les sculptures de Perrenoud traduisent souvent le thème éternel de la naissance quelque part - le plus souvent vers le centre - une forme ovoïde figure l'œuf, le germe, l'embryon. A partir de celui-ci, les formes vont s'amplifiant, s'ouvrant, se refermant comme pour simultanément libérer et protéger cette vie en devenir. D'autres fois, la sculpture se fait humanoïde : sorte de totem représentant un dieu secret, passé ou à venir. Sculptures infiniment présentes qui recèlent en elles des forces et un pouvoir magiques. Les dessins sont tout aussi sculptureux. Les belles formes noires et pleines se répondent pour former des espaces d'ombre et de lumière. Là encore, tout est équilibre, rythmes parfaitement maîtrisés ", B.-P. Cruchet - Gazette de Lausanne
DES FORMES ET UN LANGAGE : " Des couleurs simples et tendres, quelquefois rieuses, souvent espiègles et taquines. Mais la couleur chez Perrenoud, n'est pas l'essentiel. C'est un peu comme l'habit de tulle qui, dans sa transparence rieuse, moqueuse, lubrique même, ne voile la nudité que pour mieux la faire voir. L'œil s'y accroche et la déshabille. Dès lors, les formes prennent corps et le corps montre ses formes. Des formes dépouillées, allusives. Agglomérat léger et subtil de cercles, de demi-cercles, de pointes, de points, de pulpes. L'homme et la femme campés entre la verticale de la vie et l'horizontale de la mort, en passant par les traits brisés de la caricature humaine et les pleines rondeurs du plaisir ", Claude Ruchet - Journal du Jura.
LES FORCES DE VIE BOUGENT DANS L'OMBRE : " Les formes sculptées sont un peu l'auberge espagnole où chacun trouvera, selon l'angle où il se place, la courbe d'une anatomie épanouie, l'allusion à de puissantes et voluptueuses étreintes, ou l'effigie tronquée de quelque dieu sauvage de la fécondité. Posées sur des piliers de bois ou de bronze, les figures ont quelque chose d'un rituel symbole de protection. Totems ou divinités archaïques éternelles, les œuvres de Maurice Perrenoud séduisent, charment également par cette sorte de bonhomie familière, maternelle, autorisant toutes les manipulations et explorations. On se surprend à s'accouder sur une espèce d'épaule, à caresser une protubérance sympathique ou à observer une pause empreinte de respect devant une roue de bronze déchiquetée, soleil barbare à l'œil béant. L'humour qui brille dans l'œil du sculpteur a sa réplique dans ce " regard oblique " d'un possible crocodile, ou dans la croupe imposante du " jeu de la nature ". Foisonnement, générosité des formes, déconcertante et voluptueuse richesse du jeu de puzzle, ou de ce qu'un peintre appelait le " mécano sacralisé ", M.Schnorf - Journal Vevey-Riviera.
SUBLIMES METAMORPHOSES : " Formée d'objets rappelant le corps humain, le signe, la graine qui germe, la pierre, le tronc d'arbre, l'œuvre de Maurice Perrenoud suscite le rêve, l'imagination. Les bronzes patinés, constitués de pièces plus ou moins grandes dans lesquelles viennent s'encastrer d'autres pièces ou des espaces vides, et les peintures amples, noires, parfois griffées, écorchées, grattées, illuminées par une pointe de rouge ou de vert, invitent le spectateur à un voyage exaltant au cœur de la matière, là où les objets, les signes se métamorphosent en rêve ou en réalité sensible et poétique ", Armande Reymond - 24 Heures.
DES COLOSSES DE BRONZE TAILLES DANS L'ETOFFE DU RÊVE : " Les sculptures dégagent une solide plénitude. Les rondeurs s'imbriquent harmonieusement les unes dans les autres, formant des totems antiques ou des animaux fabuleux. Ou plutôt des amorces de totems ou d'animaux. Perrenoud suggère, fait signe à l'imaginaire du spectateur, l'invite à compléter les formes par lui-même. On est ici dans un monde animiste, tribal. Les clins d'œil que nous adressent les sculptures proviennent d'un passé lointain où l'esprit et le monde étaient encore indissociablement mêlés. Les peintures à l'encre d'imprimerie sont les transpositions bidimensionnelles des signes de bronze. Mais les volumineuses courbes noires, rouges et brunes sont ici hypertrophiées, comme si l'artiste n'avait désiré montrer qu'une fraction des formes spatiales. Le parcours sinueux de l'esprit est soudainement attrapé, figé et projeté sur la feuille. Tout en force, mais également tout en finesse ", Luc Debraine - Est vaudois
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Photo Claude Huber, Lausanne
Il a dit de lui ... (interviews, documentation d'expositions)
" Un format ? Le mien ? Pourquoi ? Je crois que je n'y ai jamais pensé et j'ai envie de dire que je ne saurais l'expliquer. Je crains que les explications deviennent littérature, fausse philosophie, modes d'emploi. Je n'y ai jamais pensé parce que c'est un peu comme si on me demandait pourquoi je chausse du 41 ? Parce que mon pied entre dans le 41 et s'y sent bien.
Le format, on ne le choisit pas, on ne le décide pas, on le subit inconsciemment. Je mesure 1 m 70. Un format à la taille de mon corps. Ce que mes bras peuvent entourer, envelopper. Ce que mes mains peuvent caresser. Un format à l'échelle de mes gestes et même de ma force. Mais aussi un format à l'échelle du regard qui suit les grandes ombres des corps fuyant vers l'infini. "
" Mon regard est instinctivement appelé à observer tout ce qui se passe autour de moi, jusqu'à ce qu'il décèle un signe, un élément, un objet, qui deviendront le point de départ d'une sculpture ou d'une peinture. Parfois, au départ, c'est assez vague de dialoguer avec les signes qui ont retenu mon attention. Puis, plus je travaille, plus je parviens à l'essentiel, c'est-à-dire à dégager les signes non pas sous leur forme brute, mais à travers l'image sensible qui rayonne en eux. En fait, c'est comme si je prenais dans ma main une pomme et qu'à force de la regarder, de la retourner, de la manipuler, sa forme me conduise à elle. Cela ne veut pas dire que dans ma démarche je cherche à construire un rêve. Non, ce que je veux, c'est provoquer chez l'observateur un état de rêve. "
" Ce qui compte dans mon travail, c'est la valeur même du dessin, de la peinture ou de la sculpture, c'est l'oeuvre. Tout se passe en effet au niveau de la forme, de son volume, de la matière qui la constitue, de la lumière qui la traverse, de l'ombre qui l'anime, de l'espace vide qui la rythme. Je n'arrête mes sculptures qu'au moment où l'équilibre joue dans tous les sens. C'est d'ailleurs la même chose pour mes peintures. Si l'une d'elles, composée de quatre parties distinctes, est étudiée pour former un tout, eh bien, je n'arrête pas de travailler avant que chacun des éléments qui l'habitent n'ait trouvé son propre équilibre. Equilibre qui doit naître de l'intérieur de la forme."
" Les sens me commandent, ce sont eux qui me guident, construisent mon travail. Je fais donc une peinture, une sculpture instinctives. Souvent, lorsque je travaille sur une sculpture, je passe la main sur la forme pour savoir si j'en suis satisfait. La main joue un rôle aussi important que l'oeil ."
