YALIOBA 1975 - 2003
Un village turc il y a un quart de siècle, retrouvé après 28 ans
Le village
Les photos noir-blanc ont été prises au cours d'un camp de travail en 1975. Le groupe de 18 jeunes avait pour tâche de creuser les tranchées pour les canalisations du troisième point d'eau du village.
Yalioba comptait à l'époque quelque 200 âmes. Les jeunes gens travaillaient pour la plupart dans les villes proches de Yenice ou Gönen, les parents et les jeunes filles s'occupant des travaux agricoles.
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Photo 1 et 2: vue d'ensemble et plan du village
Les photos en couleur ont été prises à l'occasion d'une nouvelle visite dans le village le 2 mars 2003.
Yalioba s'est un peu modernisé, mais sa structure est restée la même. Après quelques années de hausse démographique, il ne reste plus que quelques 120 habitants sur place. Les personnes âgées s'en vont souvent chez leurs enfants en ville. L'agriculture qui s'est modernisée ne représente plus qu'une partie des activités des habitants.
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Photo 3 et 4: vue d'ensemble du village actuel sous la neige
Portraits de femmes
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Photo 5 et 6: Jeune-fille et sa mère fileuse
Les cheveux longs et fins fascinaient les femmes du village, qui s'amusaient à les tresser dès que l'occasion se présentait...
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Photo 7: gestes de femmes / Photo 8: matriarche ...
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Photo 9: en attendant la prochaine fournée ? / Photo 10: mère et enfant en 2003
Portraits d'hommes
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Photo 11: deux aînés / Photo 12: le chasseur et son chien
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Photo 13: le courrier du village / Photo 14: patriarche / Photo 14bis: thé pensant
Le personnage de gauche ci-dessous habitait un moulin construit de ses mains dans la vallée non loin de Yalioba. La "légende" voulait qu'il ait rançonné les voyageurs riches, distribuant une partie du butin aux pauvres de la région ! La soirée passée en sa compagnie à jouer au pocker turc et le festin offert par sa femme (photo 8) et sa belle-fille (photo 9) restent inoubliables. Le patriarche est décédé en 2002, et son moulin en ruine est devenu une place de pic-nique.
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Photo 15: un Robin des Bois turc / Photo 16: les restes du moulin en 2003
Le muftar, "syndic" du village, est un personnage important de la vie sociale et politique. C'était très émouvant de le retrouver après tant d'années, de revisiter le village avec lui et de partager un repas traditionnel. A sa droite, son neveu qui nous a guidé de Gönen à Yalioba. En rouge le Prof. Hakan Bozkurt (Faculté vétérinaire d'Istanbul), qui servait d'interprète, de guide et chauffeur. Qu'il soit chaleureusement remercié pour son amitié et son aide.
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Photo 17 et 18: le muftar de Yalioba hier ... et aujourd'hui
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Photo 19 et 20: amitié turco - suisse autour d'un repas
Portraits d'enfants
Selon la tradition les fillettes portaient le foulard dès le moment où elles étaient promises, vers 12 ou 13 ans habituellement. Dans le village actuel cette habitude n'a pas changé, alors qu'à Istanbul elle a pratiquement disparu.
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Photo 21: de retour de l'école / Photo 22: un ravissant mobile
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Photo 23: en route pour les champs / Photo 24: rires d'enfants
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Photo 25: le muftar de demain ?
Images d'animaux
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Photo 26: tracteur bâté / Photo 27: Tondeuse à buissons
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Photo 28: la richesse du village, aujourd'hui disparue
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Photo 29 et 30: couple laineux hier et aujourd'hui
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Photo 31: bât traditionnel / Photo 32: autre richesse du village
La mosquée du village
En Turquie comme ailleurs, "l'église doit être au milieu du village". La vieille mosquée a été rénovée dernièrement et ornée d'un solide minaret.
L'école qui la jouxtait et où nous habitions avait été abandonnée et reconstruite sur la place du village (photos 43 et 44), qui ne servait plus à rien depuis l'utilisation de batteuses mécaniques. Le bâtiment est lui aussi désaffecté depuis quelques années, un service de ramassage scolaire amenant les enfants dans une grande école de la région.
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Photo 33 et 34: la mosquée et son minaret
 | Photo 35: la même en 2003
Instruments traditionnels
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Photo 36: machine à feutrer la laine Photo / 37: moyen de transport usuel
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Photo 38: char modulable
Le traîneau de la photo de droite ou Tribulum est fait de centaines de petits éclats de silex, fichés dans des rainures de bois. La famille de la photo 42 se tient sur un tel traîneau tiré par les boeufs, qui permet d'écosser les pois à même le sol.
Cet instrument est objet d'études particulières au CNRS en France
http://www.cra.cnrs.fr/Axes/Production/Syria.htm
http://www.cra.cnrs.fr/Axes/Production/France.htm
http://www.cra.cnrs.fr/Axes/Production/echanglames.htm
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Photo 39: tribulum: vu de dessous / Photo 40: tribulum: détail
Travaux de la campagne
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Photo 41: écossage des pois chiches / Photo 42: retour de cueillette des plantes
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Photo 43: ramassage des pois / Photo 44: battage
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Photo 45: transport de matériel de construction / Photo 46: moisson
Bâtiments publics
La maison de thé, construite en 1974 avec l'aide d'un autre groupe de volontaires, servait de point de rencontre pour les hommes et les jeunes de retour de la ville. Les femmes n'y étaient pas acceptées et se retrouvaient entre elles dans l'une des maisons du village.
Elle a été déplacée de quelques mètres et modernisée. Mais sa fonction n'a pas changé, ni le bon goût du "çai", qu'on boit maintenant devant la TV en commentant les exploits de Galatasaray, ancienne équipe de foot de Türkilmaz...
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Photo 47 et 48: la maison de thé communale
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Photo 49 et 50: les mêmes en 2003
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Photo 52: vespasiennes d'antan / Photo 53: le réservoir actuel
